Noise That Brings Money (Un bruit qui rapporte de l’argent)

Cinéaste: Konrad Pilot

Année de production: 2013
Lieu: Cameroun
Durée: 52 min.
Son: mono
Langues: français, fulfulde
Sous-titrage en anglais

Au marché du fer de Maroua, à l’Extrême-Nord du Cameroun, les forgerons locaux transforment la ferraille en objets d’usage quotidien. Les carrosseries de voitures deviennent des brouettes, les roues de camion des charrues et de plus petites pièces de ferraille des cuillères.

Noise That Brings Money est le portrait d’Abakar, un jeune forgeron créatif qui fait la promotion de sa «cuisinière améliorée» et vient d’organiser un voyage pour le concours international de l’artisanat à l’étranger.

Après le quotidien d’Abakar au travail sur le marché du fer, chez lui avec sa famille, lors de réunions dans des bureaux et lors d’expositions, le film présente la lutte persistante d’un individu qui cherche à réaliser son rêve de devenir un entrepreneur prospère, en ramenant des morceaux de fer apparemment inutilisables.

Copyright: Études culturelles visuelles 2013, Université de Tromsø

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Thèse

RÉSUMÉ

Au marché des forgerons à Maroua, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, les marteaux résonnent toute la journée. Ici, les forgerons locaux transforment la ferraille en objets d’usage quotidien. Les carrosseries de voiture deviennent des brouettes, les roues de camion sont transformées en charrues et les petites pièces de ferraille en cuillères. Les pratiques des forgerons sont représentatives de nombreux autres pays d’Afrique où le recyclage est devenu un moyen de gagner sa vie et où de nombreux artisans font partie d’un vaste secteur informel non taxé. Abakar, un jeune forgeron créatif qui dirige son atelier au marché, veut échapper au cercle vicieux du tapotement du marteau au crépuscule à l’aube. Il veut moderniser son atelier et créer la première entreprise de forgeron dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Manquant de capital scientifique et managérial, de capacité à écrire et à lire facilement, à connaître l’informatique et à établir des liens avec les personnes ressources, il rencontre des difficultés chaque fois qu’il quitte le marché et entre dans l’arène bureaucratique. Cette thèse tente de relier l’histoire de la vie et les luttes quotidiennes d’Abakar aux inégalités de chance. Elle expose  la mondialisation au bas de la société africaine, telle qu’elle est vécue par des personnes qui n’appartiennent pas à l’élite, mais  souhaite néanmoins s’en sortir. Le document est accompagné d’un film de 52 minutes intitulé «Noise That Brings Money» qui présente de nombreuses scènes décrites et analysées dans cette thèse.

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